Prolégomènes du moi (…ou « Histoire de fesses », j’hésite encore)

On me demande parfois – enfin deux fois, les autres s’en foutent – qui suis-je et que fais-je ici. Passée la tentation d’une réponse courte (« heu, et toi, tu es qui et tu fais quoi là, chez moi ?« ) – tentation à laquelle je sais généralement résister – voici quelques mots en plus.

Je n’ai l’écriture que dilettante et paresseuse et n’ai jamais réellement publié – à part bien sûr la traduction originale du mode d’emploi d’une moissonneuse-batteuse importée d’ex-URSS en 1983 (enfin je crois que c’était une moissonneuse-batteuse, je n’ai jamais trouvé la définition exacte de « Troubitchok » dans le dictionnaire). Je ne suis pas sûr non plus que l’on puisse compter comme réelle publication la pétition que je fis circuler plus jeune à Nanterre et visant à l’élimination par le feu du Restaurant Universitaire de l’époque. Idem, plus récemment, pour le tweet rageur sur la mauvaise météo de ce début juillet que je postais l’autre jour à mes 7 abonnés et dont, par discrétion sans doute, aucun ne retweeta le message pourtant fortement protestataire et potentiellement fédérateur.

Mon oeuvre principale à ce jour reste la rédaction sur mes vacances faite un été au retour de Berck Plage, à l’entrée en CM1 – en attendant bien sûr que j’achève mon projet déjà bien avancé de trilogie futuriste, dont les premières pages laissent entrevoir des possibilités infinies d’espace lointain et de passionnantes intrigues interstellaires et néanmoins fortement sexuelles, évidemment en 3D. J’ai toutefois décidé de mettre cette trilogie en stand by – à environ la moitié de la deuxième page –  puisque j’ai finalement choisi de travailler en priorité sur mon autre projet, la réécriture complète de la Bible, une autre intrigue interstellaire fortement sexuelle (dont je commencerai l’écriture dès que j’aurai décidé des personnages principaux, les héros de la version précédente me paraissant un peu faibles). Je sais que pareille ambition réclame pas mal de rigueur et de continuité dans l’effort, mais je n’en suis pas dépourvu et d’ail..- oh tiens, un papillon est rentré dans mon bureau. C’est joli les papillons. Tiens, je me demande s’ils ont des fesses, les papillons. Et si oui, est-ce qu’elles sont de toutes les couleurs aussi ?

Bref.

Dès que j’aurai avancé dans l’un ou l’autre de ces projets, je ne manquerai pas de passer à autre chose car comme disait…-  heu, enfin comme disait le célèbre auteur « c’est le voyage qui compte, pas l’endroit où on va » (quelqu’un a bien dit quelque chose comme ça, non ? Ne serait-ce qu’en arrivant dans une auberge de jeunesse ou un hôtel Ibis ?).

Les légères fantaisies plus ou moins sérieuses et largement sous-travaillées qu’il m’arrive de publier dans mon coin n’ont pas d’autres vocations que d’occuper à la fois mon temps, mon disque dur, quelques flux RSS et une partie du Cloud virtuel qui nous lie tous (et nous lit tous aussi d’ailleurs, via la NSA). Elles n’ont donc guère d’autre objet que d’y demeurer, imparfaites, trop vite écrites et pas assez rellutes pour enlever fautes, lourdeurs et incorrections – sans même parler de l’idée un rien gênante de les travailler pour en faire quelque chose d’un peu plus pas aussi pire que ça pourrait être mieux. Enfin c’est l’idée colonelle (oui, je n’en suis pas encore totalement content, je la ferai monter en grade un peu plus tard).

Ceci étant, plus j’y pense, plus cette histoire de fesses de papillon me paraît un sujet avec un immense potentiel. J’ai en tête une fresque imposante sur une famille de papillons à travers les âges, un peu à la manière de Tolstoï – mais en plus déconnant.

Je m’y attelle tout de suite.

0.

Edit : après réflexion, je pense qu’une fresque sur un seul papillon, ça manque un peu de souffle. Et puis Tolstoï, Tolstoï… – c’est daté, non ? Et ça passe jamais à la télé, en plus, ni sur TF1 ni sur HBO. Non, du coup j’ai décidé de donner plus d’ampleur à ma vision initiale et d’inscrire cette saga familiale dans un cadre géostratégique plus large, beaucoup plus large – traitant aussi bien de nos héros à fesses colorées (ce qui sera bien sûr leur emblème de ralliement dans le livre et la future série) que des rivalités avec leurs voisins, les alliances, les histoires d’amour, les stratégies – le grand jeu quoi. Je vais l’appeler « Game of Faune » (…ou « Histoire de fesses », j’hésite encore), la première saga géo-politique animalière. J’envoie immédiatement un premier script à Netflix et FR3 Ile-de-France.

bardot mepris pap zoom

PS : et sinon, oui, j’aime les titres prétentieux. Et la glace à la vanille.

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11 réponses

  1. Très bon, bravo !!! 🙂 Un article qui met en joie, cela mérite toujours mon plus grand respect. Continuez !

  2. CALAMITY dit :

    Un dilettante doué comme c’est reposant…excellent !

  3. poignant dit :

    fesses…euh… joli…non pas jolies fesses!! euh… 🙂 *

    *(smiley qui résume tout)

  4. Postillon96 dit :

    Très joli, au titre alléchant, je vous trouve très doué, mais sur EEL, les belles choses ne passent pas, c’est bien dommage , continuez , j’aime

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